Amazon répète que les frais de port obligatoires nuisent à la lecture en France — MacGeneration

Source : Ama­zon répète que les frais de port obli­ga­toires nuisent à la lec­ture en France — Mac­Ge­ne­ra­tion

Je ne met­tais pas les pieds dans les librai­ries avant cette loi, je n’y mets pas plus les pieds main­te­nant…

Dans le cadre de mon tra­vail, j’a­che­tais aus­si sou­vent un livre par mois : un album jeu­nesse pour rebon­dir sur un tra­vail en classe, un livre péda­go­gique, etc. Main­te­nant j’ai arrê­té. Mettre 10€ par mois dans un livre oui, attendre 3 mois pour dépas­ser 35€ n’a plus aucun inté­rêt, sans par­ler que finan­ciè­re­ment je le sens plus pas­ser, sur­tout quand ce n’est pas pour moi.

J’a­chète plus en numé­rique sans DRM, sur ePa­gine. La taxe ne s’y applique pas, ce qui est com­plè­te­ment débile dans le fond.

C’est très fran­çais de taper sur le ser­vice qui marche, au lieu de se poser les ques­tions du pour­quoi les autres ne marchent pas.

Si les librai­ries ne fonc­tionnent plus aujourd’­hui, et bien fau­drait peut être juste pen­ser à mettre la clé sous la porte. Aujourd’­hui, avec Inter­net, les gens n’ont plus besoin d’un avis de “pro­fes­sion­nel” pour ache­ter un livre.

C’est tou­jours à l’offre de s’a­dap­ter à la demande, pas l’in­verse.

À une époque on allait dans un endroit spé­cial pour ache­ter ou louer des films, ces endroits ont dis­pa­ru. Idem pour la musique. Pour­quoi ce serait dif­fé­rent pour les livres ? C’est comme si le ven­deur de vinyles récla­mait une taxe sur le strea­ming ou les CD. Les usages évo­luent, il faut s’y faire.

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2 comments

  1. Sans mon dis­quaire de l’é­poque, je serais pas­sé à côté de ren­contres musi­cales et humaines. Idem pour mon ven­deur de BD & comics.

    Per­son­nel­le­ment, je regrette que l’art (musique, film, BD, etc) de manière géné­ral soit ven­du comme des bananes ou des briques de lait sur des pla­te­formes.

    Je regrette de voir dans ma ville des libraires ou des dis­quaires fer­mer.

    Tu ne pos­sède plus de CD parce que tu paies des pla­te­formes de strea­ming qui te loues de la musique. Idem pour le vision­nage de films et séries. Ces mêmes pla­te­formes qui trichent fis­ca­le­ment et ne res­pectent plus la concur­rence.

    Si les libraires ne fonc­tionnent plus, c’est parce que tout coute moins cher quand ca vient des pla­te­formes qui écrasent tout par leur puis­sance (en trai­tant tel­le­ment mal leurs sala­riés et l’en­vi­ron­ne­ment au pas­sage).

    Extrê­ment attris­té de voir com­ment tu traites ton petit pro­bleme de taxe à 3€ alors que de toutes façons, tu ne sembles pas être inté­res­sé par la lec­ture.

    A tou­jours vou­loir tout pour un prix déri­soire, il faut beau­coup sacri­fier car rien n’est gra­tuit dans ce bas monde.

  2. Tu sembles faire de ton cas une géné­ra­li­té. Per­son­nel­le­ment ça m’emmerde plus qu’autre chose que quel­qu’un vienne me par­ler quand je veux ache­ter quelque chose, quel qu’il soit. Je ne suis pas sociable, je ne veux pas socia­li­ser, je veux qu’on me laisse seul.

    J’ex­plique que c’est l’u­sage qui fait… l’u­sage, et qu’on peut se bagar­rer contre, c’est peine per­due, et tu en déduis que je ne suis pas inté­res­sé par la lec­ture ? Il ne se passe pas un jour sans que je lise, je n’ai même pas la télé chez moi, donc bon, clai­re­ment tu es à côté. Je n’ai pas d’a­bon­ne­ment musi­cal non plus, je pos­sède.

    Que des géants écrasent tout, on peut être contre, en atten­dant, c’est pas vrai­ment le sujet. Elles ne trichent pas fis­ca­le­ment, c’est la loi qui leur per­met leur opti­mi­sa­tion. Pareil, on peut être contre, mais c’est plus haut qu’il faut se bagar­rer.

    Les livres étaient déjà plus chers chez Ama­zon qu’en librai­rie (l’his­toire des 5%), et c’é­tait pour­tant déjà Ama­zon qui raflait le mar­ché.

    La réa­li­té c’est qu’au­jourd’­hui les diver­tis­se­ments sont beau­coup plus nom­breux qu’­hier, et donc la part de mar­ché de lec­teurs dimi­nue méca­ni­que­ment. For­cé­ment le libraire va se bagar­rer pour gar­der sa place/job confor­table, mais il faut se confron­ter à la réa­li­té à un moment. Il y a des métiers qui se créent et dis­pa­raissent chaque jour, il faut s’a­dap­ter à la socié­té, qu’on le veuille ou non.

    J’en mets ma main à cou­per, que mal­gré tous les freins qu’on puisse mettre pour sau­ver les libraires, ils fini­ront par dis­pa­raitre dans la grande majo­ri­té. C’est iné­luc­table.

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